'HAYO HITOBITO!!

                 ♥                'HAYO HITOBITO!!                 ♥
~Pvenus~

Donc je reprends lentement ce blog, mais pour les suites ce n'est pas encore maintenant.
Je me contente de lui faire un lifting, ainsi qu'aux fictions, que je corrige et modifie très légèrement.
En attendant, voici le lien de mon autre blog
--> --ICI-- <--
Merci à tous ^o^/



~Blog en reconstruction~


# Posté le vendredi 06 mars 2009 04:29

Modifié le lundi 31 août 2009 06:13

~HARD CHILDHOOD~

~HARD CHILDHOOD~

~hard childhood~


trop...trop de mots.trop de mots.
trop
trop
trop
trop

Shinya se répétait le mot sans arrêt, si bien qu'il perdait tout son sens, devenait difforme, ridicule et inutile. Inutile...comme tous les mots qui se pressaient derrière les lèvres du silencieux batteur. inutiles mais porteurs d'un sens si sacré, que le prononcer sans raison devenait un blasphème. on ne badine pas avec les mots! manger, dormir et jouer de la batterie était amplement suffisant pour vivre, et rien ne méritait que Shinya ouvre la bouche et laisse s'échapper les mots si volatiles. pas même les railleries. pas même le besoin. pas même le désaccord. pas même Toshiya, et son éternelle insistance. ou son éternelle beauté. ou l'éternel amour que ressentait le batteur pour le bassiste. pas même ces trois choses réunies. rien ne méritait que Shinya ne parle.

Shinya ne parlerait pas.



Kyo cherchait un mot. Un mot qui résumerait tout. Un mot qui lui permettrait de clore sa phrase. Shinya le connaissait, Shinya l'avait en lui.
Mais Shinya restait muré dans son silence. ce n'était plus volontaire depuis longtemps! ce n'était plus le défi lancé au professeur en colère, "au dernier qui baissera les yeux!", ce n'était pas, ça n'avait jamais été pour épater ses camarades de classe et s'attirer les ½illades des filles. c'était...comme ça. Shinya ne parlait pas, c'était de notoriété publique!


-shinyaaaaa!
-...
-hey,shinya!
-...
-pfuuuuu...
-cherche pas, Totchi! Ça fait deux ans qu'il te répond pas quand tu lui dit bonjour! Dit le leader au bassiste d'un ton las.
-Oui mais... "bonjour!" quand même, c'est pas la mort!
-bon arrête tes conneries et prépare-toi, on commence par mushi! allez!
-Oui grand chef...


Il arrivait de plus souvent aussi que Shinya ne pense même plus ce qu'il ne disait pas, ses répliques acerbes ne se formaient même plus dans sa tête. mais depuis combien de temps déjà? et depuis combien de temps les autres membres de Dir En Grey , à part Toshiya, avaient cessés d'essayer de le faire parler? Et depuis combien parlaient-ils de lui comme si il n'était pas là? c'était trop tard...Shinya ne savait pas parler.



Un brouhaha incessant, les lumières tamisées d'un bar, des bousculades, des accolades, tant de paroles échangées gaiement dans l'euphorie de l'after. Après un concert fabuleux, les cinq membres de Dir En Grey s'étaient retrouvés dans un petit boui-boui un poil macabre, mais intime. Et tous, imbibés jusqu'à la gauche, hurlaient de rire au moindre mot de travers, se balançaient sur leur chaise jusqu'au moment fatidique où la gravité reprend ses droits, réanimant la conversation et les beuglements des musiciens. Et, parmi les bruits de verres posés sur les tables, de poing, de voix, le départ silencieux du batteur n'alerta aucuns de ses amis. Amis ?

trop
trop
trop
trop
trop de bruit de lumière de fatigue de gens de filles de mots de contrariétés de chemin de profondeur d'inquiétudes de désir
*je veux...je veux...vivre...seul...loin d'eux qui n'ont pas besoin de moi...Adieu les gars...*



Après ce petit blindage de cerveau à l'alcool, les cinq musiciens se dirigèrent vers un parc, autant pour profiter du vent vespéral que pour dégriser leurs esprits avant de monter en voiture. Le bassiste brisa en premier le silence détendu qui s'était installé naturellement.

-où est Shinya?
-t'inquiète, Totchi! Il a dû rentrer chez lui! Répondit le leader, toujours prêt.
-ouais, le silencieux est parti en catimini sans dire salut à ses potes!
-Die, tu es bourré!
-sans blague?
-nan les gars, sérieux! Insista le bassiste.
-putain Totchi, laisse tomber! il fait toujours ça, il en a rien à faire de ces soirées! et puis de toute façon il veut pas nos parler, on sait rien de lui, tant qu'il joue de la batterie c'est bon pour moi! le reste...
-Kaoru! Comment peux-tu dire une chose pareille ?
-t'as déjà entendu le son de sa voix, toi?
-nan, et alors? il est toujours attentif à nous, il ne s'impose pas, il n'est jamais désagréable!
-oui enfin là, c'est comme si tu glorifiait un castrat de pas faire d'enfants!
-Kao...
- tu ne vas pas chialer quand même?
-pourquoi tu es si méchant? On n'a pas besoin de parler pour être sympathique!
-oui...mais malheureusement, dans le cas de shinya, le silence s'est transformé en carapace contre l'extérieur.et apparemment, ça nous inclut...
-Totchi, écoutes pas Kao, vas le voir si t'as envie! Le petit chanteur avait pris la parole, et comme d'habitude, ses paroles étaient mûrement réfléchies...
-Merci, Kyo! J'y vais...



-Shinya? C'est Toshiya, ouvre!
-..
La porte s'ouvre, et Shinya s'efface pour laisser passer le bassiste.
-Shinya...tu n'es pas obligé de partir comme un voleur, tu sais...
-...
-Shin...tu peux pas continuer comme ça! Si la parole existe, c'est pour permettre aux hommes de communiquer! C'est important pour nous, pour moi, de savoir ce que tu veux, ce dont tu as besoin! Si tu es d'accord ou pas, si tu aimes ou pas ces ramens, si tu trouve cette fille jolie, si tu as mal aux pieds, si tu as envie de te suicider...tout ça! Et même si tu veux pas prononcer de paroles, tu peux te manifester avec des gestes ou un signe de tête! Ou parle avec les yeux! Toi, tu es...apathique! On dirait un escargot en hibernation, prostré derrière ta batterie, le visage neutre...
-...
-Shin...

*Trop...il y en a trop pour que je puisse les dire, les écrire...je ne sais pas lequel choisir, lequel utiliser! Mes pensées...mon esprit est confus, embrouillé, je......veux, toi, tu...aide-moi, je ne peux pas je n'y arrive pas depuis trop
Trop
Trop
Trop
Trop
Trop
*

Alors, stupéfait, Toshiya vit les mains de Shinya trembler et deux larmes fluides couler sur ses deux joues pâles et délicates.
-Shinya...
Le regard désolé de Toshiya acheva de détruire la carapace de Shinya, qui se mit à trembler de tous ses membres.
-Shin...shhhut...
Toshiya prit les mains du batteur et commença à les masser.son regard rassurant et la douceur de ses caresses détendirent Shinya, qui peu-à-peu, cessa de pleurer.
-Shin, Shin...qu'est-ce qu'il y a?
Silence
-...tu ne veux toujours pas parler?
Silence
-tu sais, tu peux aussi t'exprimer par gestes, ou par hochements de tête! Moi, ça m'inquiète de ne pas savoir si tu vas bien ou mal...surtout que tu vas plus mal que bien...
Silence
D'autres larmes
Regret
Inspiration...
Les mots se...
Bloquent.
-...
-Ecoute, moi je ferais n'importe quoi pour toi. Alors je vais rester là, avec toi, et tes mains dans les miennes, et puis je vais te poser des questions, d'accord?

Hochement affirmatif
Shinya voit l'espoir dans les yeux de Toshiya...

*toi...tu es...tu...tellement gentil? Avec moi...pourquoi...avec, il n'y a aucun...tu es...oh...je ne peux...avantage? Toi...toi...je peux peut-être...me laisser aller, rien...rien qu'une fois...*

Et Shinya reprend confiance, stoppant ses larmes et relevant la tête vers le bassiste.

-tu veux parler?

Hochement affirmatif

-tu es timide?

Hochement affirmatif, puis négatif

-tu l'es, mais ce n'est pas pour ça que tu ne parle plus.

Hochement affirmatif

-tu es muet?

Hochement négatif

Fusion...c'est à ce moment de leur "dialogue" que les deux hommes comprennent le sens de ce mot? Fusion...des pensées, de l'attention portée sur l'autre...il n'y a plus qu'eux, leurs mains liées et leurs yeux qui se baignent ensemble dans les sentiments.

-les mots sont bloqués?

les yeux de Shinya disent oui et pleurent leur impuissance. Ceux de Toshiya essuient ces larmes avec tendresse, comme une idée.

*comment....comment peut-il...il...il...toi, toi tu...tu peux...je...peux...*

-il y en a trop?

*
Trop
Trop
Trop
Trop
...
...
*

Le mot maudit se lit dans les yeux de Shinya et tente de passer par les larmes jusqu'à la bouche, mais le bouchon est trop épais, les mots se bousculent pour sortir, mais se marchent dessus et meurent encore plus.

-tu n'as jamais dit un seul mot?

non.non.non.Toshiya le sais. C'est forcé, sinon son Shin n'aurait pas autant de mal pour choisir un mot. Car dans leur fusion, le bassiste avait aussi vu cela, l'indécision de celui qu'il aimait. il décida donc de parler pour Shinya, d'exprimer son idée pour que l'androgyne y voit plus clair.

-tu es vierge de toutes paroles: il faut donc que tu choisisse un mot avec beaucoup de soin, un mot qui serait le plus important de tous, un mot unique et déterminatif. Je reste ici le temps qu'il faut...
-...
-Shinya?

non.non.non! Crient les yeux.non! Je ne suis plus...je n'ai jamais été vierge!
Toshiya comprend ce que disent les yeux.

-tu es vierge de parole. et en cela, tu es unique. c'est cela le plus important.

non.non.non.non...c'est à cause...à cause de ça...ça...ça...

-Shinya...Shinya, je t'aime...

*toi...ô toi, je peux...pour toi je peux...raconter...*


Shinya à deux ans, quand sa voix encore inutilisée sombre dans l'oubli à peine née...
-Shinya! Vient voir papa!
Tiens, prend ça dans tes mains et fais joujou, ça fera plaisir à papa...
* Qu'est ce que c'est ? Est-ce normal ? *

Normal, ça ne l'était pas, et Shinya s'en rendit bien compte, pour le plus grand malheur de son père, et le sien...
-dis, mon chou, dis à papa que tu l'aime, hein, dis à ton papa que tu l'aime!
*espèce de bouffon pédophile, c'est pas parce que je sors jamais d'ici que je sais pas que ce n'est pas normal ce que tu me fais...je le sais, c'est tout...parce que c'est pas du tout agréable. Sinon, si c'est ça la vie, à quoi elle sert?*

-Shin...shiiin...shiiiIIINN! aaah! Crie, criIIIEE!
*vas te faire foutre gros con, je te parlerais pas...la vie ne sers à rien, mais c'est pas pour ça que je vais me rabaisser à te parler...j'adresserais mes premiers mots à la mort, quand elle viendra me chercher...ça fait déjà longtemps que je souffre, elle devrais pas trop tarder...*

Comment faire pour oublier, pour résister, quand on ne connait que la souffrance du viol ? Et comment garder pure une partie de soi ? Se taire, ne pas obéir à l'ordre, se taire... Et tout continue.


Les poignets sont attachés,
Le corps est ligoté.
Le gode s'enfonce avec violence dans l'anus fragile de Shinya. Il ne crie pas. Il pleure, en silence, il serre les dents au risque de les casser, puis il se mord la lèvre jusqu'au sang.
Les va-et-vient brutaux lui labourent la peau, il ne peut se défendre, il est à la merci de son... père? Biologique mais pas de c½ur, pas de c½ur...

-petite salope...tu me nargue avec ton cul de fillette et tes jambes de bimbo en chaleur, il te manque plus que la chatte...et puis après, pas moyen de t'arracher un cris...même le fouet, même le manque de nourriture...mais j'peux pas me permettre de te laisser crever, c'est pas tous les jours qu'on croise des bonnasses comme toi! même si tu es un mignon garçon... mais aujourd'hui, papa a décidé de tirer son coup pour de vrai en l'honneur de tes p'tites fesses blanches... et comme papa est très gentil, il prépare un peu le terrain à l'avance, hmm?
-...
*putain, mais tu me laisse crever quand tu veux! Cette connasse de mort qui ne vient pas...putain putain putain ça fait maaaaaaaal! et t'as raison, j'te parlerais jamais jamais jamais jamais j'parlerais qu'à la mort quand elle viendra...personne d'autre ne mérite mes mots...personne, personne, personne...*



*pour lui, pour lui...
*

Horrifié, le délicat Toshiya regarde la jeunesse de son amour se dérouler devant ses yeux, dans ses yeux, dans sa tête... Il a peur d'avoir vu quelque chose qu'il n'aurait pas du voir, mais le regard perdu du batteur lui apprend que non, ce n'est pas grave, et que, oui, Shinya a absolument besoin qu'il le sache. Qu'il sache quel genre de personne il croyait être...une salope, une catin... Car au fond de lui, l'androgyne y croyait vraiment, il croyait vraiment que c'était de sa faute si le désir de son père le faisait souffrir, et que c'était aussi de sa faute si tout le monde se retournait sur son passage avec des regards lubriques, une fois sauvé de son père.

*pour toi...pour toi, parce que tu m'aides...non, parce que je t'aime, c'est tout...pas une récompense, ce n'est pas... je t'aime...*

L'amour est plus fort que tout. Le père de Shinya sera la seule personne à l'avoir vraiment fait souffrir, et Toshiya sera la première personne à l'avoir aidé.

*et aimé...*

Oui. Je t'aime, Shinya. J'ai confiance.

*et...oh, je t'aime! Je t'aime! pour toi, pour toi, il faut..je dois...quel mot, lequel? "Confiance"? non...trop...faible, trop restreint...*

Si les pensées de Shinya, les plus profondes, ne pouvaient être perçue par Toshiya, le bassiste sentait quand même le trouble de son aimé.

Shinya...je t'aimerais...toujours...avec toi...
Les yeux parlent encore, toute parole de Toshiya détruirait le fragile lien tissé entre les deux garçons.

*"toujours"? Non... pas "toujours"...si mon père était "toujours" là, ce serais une...non, pas "toujours". et grâce à la police, il est en prison...plus jamais jamais jamais il ne pourra me faire de mal... mais alors...quel mot conviendrais? pour lui...pour toi, il le faut...*

Yeux dans les yeux.
Mains entortillées.
C½urs unis.
Esprits liés.
Fusion.
Attente de Toshiya.
Prise de souffle de shinya.
Shinya va parler.
Il le sait lui-même.
Il a trouvé le seul mot qui méritait vraiment sa bouche.
Les mots ne se bousculent plus.
Un seul prend tout l'espace.
Le bassiste attend encore.
Lui aussi sait que son amour va parler.
Il a confiance.
Et peur.
Quel sera le mot?
Il attend avec amour.



-Toshiya...



Le lien se brise.
remplacé aussitôt par un autre, beaucoup plus fort.
Celui de la complicité et de l'amour prononcé, celui qu'on ne cache plus et qui n'est qu'une évidence.
Toshiya et Shinya.


-shin...Shinya, oh shinya!
-Toshiya...
-je suis bête, je pleure...
Le bassiste prend l'androgyne dans ses bras et sanglote de plus belle.
-Toshiya...
-ta voix est douce! je t'aime. Encore!
-Toshiya.
-encore! Je t'aime.
-Toshiya!
-shiiiin...
-Toshiya...j...je...t'ai.me...


Ils dorment ensemble, platoniquement, les c½urs liés. Pour la première fois depuis longtemps, Shinya se sens vraiment en sécurité. Il est bien, dans les bras de Toshiya. Il sent le trouble émotionnel de son amoureux, il sait qu'il est désiré, mais il n'a pas peur. Il n'a plus peur: il sait que Toshiya ne lui fera jamais de mal, et il sait aussi... le désir. Il n'a plus peur du désir, car en ce moment même, il en est plein...pour Toshiya.
Ils s'endorment au bout d'une heure ou deux à écouter le souffle de l'autre. Ils s'endorment en même temps, front contre front.




-Saaaluuuut!
-Bonjour Totchi!
-hey totchi!
-alors Kao, ton morceau?
-bof...
-fait lire!
-en vrai elle est super cette partition, hein Die?
-Ouais! Il gère!
-oui bah c'est bon...
-haha pourquoi tu es toujours si modeste, pas la peine de bouder pour ça, Kao-sama!
-siii! il est trop mignon quand il fait çaaaa! *baaave*
-Kyo...ravale tes hormones et arrête le chocolat!
-maaaiiis...
-Non, ta gueule !...
-gruuruumfpgt
-ouais...bah...passe la feuille alors Kao!
-tiens...te moque pas!
-Attends! Déjà la première ligne est super!
-fuuuuuuuuuuuu...Oui, mais par rapport à ce que fait Kyo...
-t'inquiète!
-et l'autre? Il va mieux?
-je lis.
-ah.
-on commence quaaaaaaaaaaaand?
-Kyo!
-quoooooooiiiiiiiiiii?
-ta.gueul.euh.
-mmmmhhhhh!


*je suis là...je n'y arriverais jamais...même si je n'étais pas là ,ça ne changerais rien pour moi...ni pour eux...tu me l'a dit, c'est moi même qui me suis empêché de parler en croyant pouvoir recommencer quand je voulais...que c'était une barrière mentale...mais...à eux ,je ne pourrais jamais leur parler... j'ai trop honte ,je n'ai pas envie d'être au centre de leurs regards...je préfère qu'il m'ignorent...*

Mais les larmes coulent quand même, traitresses. Ou sauveuses. Kyo remarque le chétif batteur prostré derrière sa batterie, et étant la gentillesse incarnée, il se précipite sur l'androgyne, oubliant qu'il ne parlait pas, et demanda en le prenant dans ses bras et le trainant au beau milieu du studio:

-Shinya? Shinya, qu'est ce qui ne vas pas?
-...

Les mots se bloquent, encore...
Shinya pleure de plus belle.

-...hhh
-Shin...

Kyo, d'ordinaire si impatient, décida de rester là, avec Shinya dans ses bras. Juste pour le réconforter...
Cela eu un effet bien plus grand.

*finalement,...finalement il m'aime...peut-être qu'ils m'aiment tous? Peut-être qu'ils ont tous de la peine que je ne parle pas? Peut-être ai-je été égoïste de vouloir d'eux qu'ils me parlent sans avoir de réponse, jamais...ohh...je suis tellement...heureux...*

Les larmes deviennent joie et le sourire apparait.
Shin se dégage de l'étreinte de Kyo, mais tout près de lui, d'une voix extrêmement douce et juvénile, il dit

-Kyo...merci...

Les larmes continuent.kyo est bouche bée. Kaoru et Die sont bouche bée. Toshiya aime, il rayonne de joie. Son Shinya est enfin libre.


------------------------------------

Voilà, Version liftée de "Hard Childhood"...
S
érieusement, je trouve que c'est très maladroit, et heureusement que j'ai refais la mise en page, il n'y avait ni espaces, ni majuscules =_=
Un
e véritable horreur.
Mais
réecrire un texte est vraiment dur, et encore, là je n'ai presque rien changé.
N'o
ublions pas que cette histoire date de mes 14 ans environ!

~Bre
f, Merci!~

# Posté le mardi 03 mars 2009 13:00

Modifié le lundi 31 août 2009 06:43

Chapitre Uniquesuicide is painless...

Chapitre Uniquesuicide is painless...




Il fait noir. La lumière est allumée, mais tout

autour de moi est sombre. J'avance en

tâtonnant, comme aveugle. Des gens

m'entourent, mais je suis seul. Il y du

bruit, beaucoup de bruit, mais mon esprit fait

silence. L'atmosphère est joyeuse et

détendue, mais aucun sentiment ne fleuri

dans l'étendue neigeuse de mon coeur. Tout

s'agite, tout remue, les couleurs s'affollent et

les mouvements se hâtent, mais en moi

l'immobilité et le vide règnent. J'avance ainsi

depuis 18 ans. Je ne sais rien sur moi, sur les

autres, sur la vie. Je me contente d'exister: je

ne vis même pas. Peut-être suis-je mort à la

naissance. Je n'en sais rien, parce que je ne

l'ai jamais demandé, et personne ne devine

ce que je pense. Je continue donc à deviser

avec moi-même, isolé de toute discussion. Un

jour, j'ai appris la batterie. Ce doit-être ma

seule décision. Je ne sais pas non plus

pourquoi je l'ai fait, je n'en ai pas eu

l'envie. Peut-être l'instinct.

Mais cela m'a permis de le rencontrer. C'est

lui qui m'a remarqué, lui encore qui m'a fait

entrer dans le monde de la musique, lui qui

m'a dit pour la première fois ces mots

"qu'est-ce que tu en pense,shinya?" Je n'ai

rien répondut. Je ne l'ai même pas

regardé. C'était comme si il n'avait rien dit. Et

puis, une fois seul, j'ai pleuré. J'était tellement

bête! Pourquoi n'avais-je pas répondu? Mais

c'était trop tard, il ne reviendrais sûrement

pas...Mais il est revenu.Lle lendemain. Pour la

deuxième fois, il a répondu à l'appel au

secours que je n'était même pas conscient

de lancer. Il m'a tendu la main et il m'a dit

"shinya...je t'aime..." Je n'ai rien dit. J'ai fait

comme si il n'existait pas. Mais c'était trop

tard, il avait fleurit dans mon coeur. J'ai eu

peur qu'il ne me parle plus jamais, dégoûté

par mon silence. Mais une troisième fois, il a

abattu mes préjugés sur la race humaine, et

a tendu la main vers mon visage. Puis il m'a

embrassé. Puis il a donné des couleurs et des

mouvements à mon monde, et il a fait

fondre ma neige. Il était avec moi tout le

temps. Avec lui, je riait. Avec lui, je

m'investissait dans le projet dir en grey. Avec

lui, je vivais. Et puis un jour, un jour... Tout a

gelé. Tout a disparu. Le néant a remplacé

l'absolu. Il a décidé d'arrêter. Il en avait

marre. Dir en grey ne lui suffisait plus. Il

voulait que ce soit encore plus facile. Il nous

a dit de continuer seuls, que les chanteurs

couraient les rues, et que des millions

d'hommes tueraient pour être à sa place. Il ne

m'a même pas demandé de le suivre. Il

voulait changer d'air, c'est tout. Au fur-et-à-

mesure qu'il s'éloignait de nous, la flamme

qu'il avait allumée a décru, jusqu'à

disparaître. Il ne me reste qu'une

solution: retrouver le noir complet d'avant

lui. Mais ne pas connaître le bonheur est

facile. Le quitter l'est moins. Cela m'était

impossible. L'hôtel où nous logions lors de

son départ était assez grand, et nos

chambres étaient au deuxième étage. La

mienne était au-dessus d'une rocaille. Il m'a

suffit de sauter. Ce fut si simple! Presque

décevant. Et maintenant, j'y suis. Dans mon

état d'avant, et je ne regrette même plus mes

souvenirs. La neige est au zéro absolu, les

fleurs qui avaient poussées sont

congelées, mortes pour l'éternité, et

condamnées à rester figées jusqu'à

jamais. Aucun sentiment ne m'est inspiré par

ce paysage de désolation. Je n'ai même pas

froid. Mes larmes, si elles existaient, n'auraient

pu couler: même l'air était solide autour de

moi. Je suis l'une des fleurs qui avaient

poussées avec acharnement, et le froid qui

émane de moi ne me procure aucun

remord. Je contemple la mort que j'ai donné à ma vie

sans regrets. Je contemple ma mort comme ma

vie, en n'étant rien. Rien n'a changé, la

situation est toujours la même.

Sauf que si j'était toujours en vie, j'aurais pu y changer quelque chose.




# Posté le mardi 23 décembre 2008 06:00

Modifié le lundi 31 août 2009 06:43